Nicolas Nageotte

Résultats

Transhuman/ce

disque 10 Juil 18 0

L’Anguison est un ruisseau, modeste sous-affluent natif du Morvan. Il prend sa source à Ouroux, traverse la commune de Mhère et entre dans Corbigny après quelques courbes paresseuses, où les hérons aiment se délasser. Les 31 kilomètres de son cours tranquille et ses rares embardées annuelles font fleurir ses rives sauvages.

L’Anguison Quartet est né de la rencontre entre musiciens aux parcours variés et atypiques, également compagnons de route de longue date. Dès les premiers échanges émerge une forme d’improvisation brute, déflagration de pure énergie, alimentée par un souffle pouvant mener à la transe ou à l’extase.

La captation sur un support d’une telle singularité, à l’instar de l’observation à l’échelle quantique, déforme l’état initial de cette communion. Elle offre néanmoins une nouvelle intimité avec la source sonore. L’auditeur est convié à prendre place au milieu de l’espace sonore créé par les musiciens, à s’assoir dans «la grange à Dido», sous les cymbales et au plus près des pavillons.

Un soin particulier a été pris lors de la captation et du mixage afin de pouvoir agencer librement les matériaux en variant les plans et la focale ; la sirène du boulanger, les cloches de l’église du village et les attroupements aviaires étant tolérés dans le montage final.

 Il est conseillé d’écouter cette musique également au casque afin d’apprécier pleinement l’espace sonore, restitué dans certaines plages avec la technique d’écoute en binaural. 

Il a fallu trois jours de prise de son dans la grange et de nombreux autres passés à décortiquer et à recomposer le matériau pour donner naissance à cet album.

 

Azraq

disque 31 Jan 17 0

Talawine (« colorations » en arabe) se place sous l’horizon de l’imaginaire des musiques méditerranéennes. Formation née en 2011 et initiée par le joueur de oud syrien Hassan Abd Alrahman, Talawine réunit trois musiciens aux influences multiples. La musique orientale en est le socle et c’est au travers des compositions de chacun des musiciens que se développe l’esthétique et l’esprit de cet ensemble à l’instrumentation colorée et privilégiant un équilibre acoustique naturel singulier.

Sous cette forme, le trio s’est produit depuis sa création très régulièrement en Bourgogne (Chalon/Saône, Tournus) et en Rhône-Alpes (Lyon, Grenoble), ainsi qu’en Belgique, sur des scènes ouvertes aux musiques orientales, aux musiques du monde ou au jazz métissé.

Nicolas Nageotte

musicien 17 Déc 15 0

Au départ il y a des études scientifiques et la clarinette classique. Puis à la suite de ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon (où il est élève de Jacques Di Donato) Nicolas Nageotte emprunte les chemins de traverse. Aux clarinettes (sib, basse, clarinette orientale, doudouk), aux saxophones (alto, baryton), il ne cesse de provoquer les rencontres aux frontières de l’écriture, de l’improvisation, des traditions orales.

Il s’exprime sur scène au sein des Emeudroïdes (improvisation libre), de Brahmâ (rock déclassé, avec Jacques Di Donato à la batterie et Florent Pujuila à la guitare), du Radeau de la Méduse (avec Isabelle Duthoit et Simon Henocq), du Cercle de Gaël Mevel, du Poète à New-York de Beñat Achiary, de Talawine ou d’Oksit (musiques orientales), mais aussi au sein de grands ensembles comme le Namascae Lemanic Modern Ensemble, ou de l’orchestre les Siècles.

Depuis 2010, il partage son temps entre Istanbul (où il apprend notamment les musiques tsiganes de Thrace, auprès de Selim et de Ramazan Sesler), la Bourgogne où il a élu domicile et où il enseigne (au conservatoire de Région de Chalon-sur-Saône et au Pôle Supérieur de Dijon), et toutes les scènes françaises de musiques libres.

Au saxophone, son langage est délibérément rageur et indiscipliné. De longues années de pratique du tai chi chuan (style yang originel) ne lui ont pas permis de canaliser son jeu.

Commun Leurre

disque 16 Déc 15 0

COMMUN LEURRE est l’attrapeur de rêves improvisés de Jacques Di Donato et Nicolas Nageotte. Projections de peinture, orchidées d’altitude, bestiaire et recettes martiniquaises, visions japonaises, airs d’opéra torpillés, il y a dans ces musiques jamais retravaillées l’anticipation vers des voyages passés et les souvenirs de ceux à venir.