Fabrice Charles

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Fabrice Charles

musicien 10 Juil 18 0

De formation classique, Fabrice CHARLES développe son travail artistique dans divers champs : l’improvisation, l’interprétation, la création et la pédagogie.

Enseigne le trombone et le tuba à l’École Nationale de Musique d’Aurillac de 1993 à 2007. Intervenant régulier pour l’improvisation en Centre de Formation de Musicien Intervenant et en école de musiques actuelles. Il intervient régulièrement en milieu scolaire pour sensibiliser les élèves aux instruments de la famille des Cuivres,et mettre en œuvre des ateliers de pratique et de création.

Depuis 1995, il dirige la Fanfare de la Touffe : fanfare improvisée composée de non-musiciens (www.lafanfaredelatouffe.net). Avec ce projet, il participe à diverses actions en France et à l’étranger (Italie, Turquie, Allemagne…). Cette expérience l’amène à se consacrer à des rencontres avec des publics variés (Centre Aide par le Travail, Centres sociaux, Maison de quartier..).

Actuellement membre du trio de trombones Bomonstre, avec Olivier Bost et Patrick Charbonnier, et également de l’Anguison Quartet, avec Jacques Didonato, Roméo Monteiro et Nicolas Nageotte.

Il est aussi membre de L’Ensemble Hiatusensemble international de musique contemporaine créé à l’initiative de la violoncelliste Martine Altenburger et du percussionniste Lê Quan Ninh.
Modulaire et à géométrie variable, sa particularité est que la majorité – sinon la totalité – de ses membres possède à la fois une expérience d’interprète et d’improvisateur.

Il joue régulièrement en Quatuor avec Sophie Delizée (chant), Gérard Fabbiani (clarinette basse) et Jacques Hémery (peintre).

Transhuman/ce

disque 10 Juil 18 0

L’Anguison est un ruisseau, modeste sous-affluent natif du Morvan. Il prend sa source à Ouroux, traverse la commune de Mhère et entre dans Corbigny après quelques courbes paresseuses, où les hérons aiment se délasser. Les 31 kilomètres de son cours tranquille et ses rares embardées annuelles font fleurir ses rives sauvages.

L’Anguison Quartet est né de la rencontre entre musiciens aux parcours variés et atypiques, également compagnons de route de longue date. Dès les premiers échanges émerge une forme d’improvisation brute, déflagration de pure énergie, alimentée par un souffle pouvant mener à la transe ou à l’extase.

La captation sur un support d’une telle singularité, à l’instar de l’observation à l’échelle quantique, déforme l’état initial de cette communion. Elle offre néanmoins une nouvelle intimité avec la source sonore. L’auditeur est convié à prendre place au milieu de l’espace sonore créé par les musiciens, à s’assoir dans «la grange à Dido», sous les cymbales et au plus près des pavillons.

Un soin particulier a été pris lors de la captation et du mixage afin de pouvoir agencer librement les matériaux en variant les plans et la focale ; la sirène du boulanger, les cloches de l’église du village et les attroupements aviaires étant tolérés dans le montage final.

 Il est conseillé d’écouter cette musique également au casque afin d’apprécier pleinement l’espace sonore, restitué dans certaines plages avec la technique d’écoute en binaural. 

Il a fallu trois jours de prise de son dans la grange et de nombreux autres passés à décortiquer et à recomposer le matériau pour donner naissance à cet album.